UN TRAIT FIN, SUSPENDU À UN FIL

Un trait fin, suspendu à un fil
Des ondes rectilignes, vibrant dans le lointain
Du blanc à l’écume, comme une histoire facile
Voici la surface docile de l’océan au matin

Les trajectoires se brisent, un tournant sans appel
Le fracas des abysses, le bassin qui se dresse
Du blanc à l’azur, la vague qui s’élève
Voici l’espace aqueux au zénith, son adresse

Une diagonale d’eau, une autre, des lignes
L’explosion dans les rétines du bouillon majestueux
Du blanc aux sources du bleu, les rouleaux signent
Voici le grand matin, ses remous prétentieux

Le schéma bruyamment se fige, l’orange céleste
La lumière brise les creux et tempère les ardeurs
Du blanc au violet, des élévations aux chutes, plus rien ne reste
Voici l’océan dans les bras du soleil, sous sa lenteur.

© Aline Boussaroque

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