Le grand blanc de l’immaculée conception
S’étend et dépose son voile avec attention.
Ce silence majestueux, cette oraison céleste,
Peut-être un peu présomptueux, qui se manifestent.
Au loin, perché sur quelques sommets, un brin,
Une étincelle provenant d’un rocher incertain
Qui, prudemment, s’avance avec hâte sur le vide.
Que le vent grandisse et il sera moins stupide !
Dans une chute, mouvement olympien, leste,
Voilà l’ange de pierre, l’oiseau céleste
Se laissant tomber dans la vallée bleue
Tel un être désincarné quittant les dieux.
Et là, dans ce blanc déposé, si doux,
Git la beauté, ce que l’homme nomme caillou.
© Aline Boussaroque![]()
© Aline Boussaroque 2024