Parfois le monde semble se creuser
Formant une faille gigantesque.
Les heures sombrent le temps d’une fresque
Quand la nature commence à crier.
Les chênes se tordent, leurs racines dansent.
La neige ne trouve plus ses espaces.
Trop de brulures aux cœurs des rapaces,
Même les singes perdent leur apparence.
Tristes cascades emplies de poussière !
Vos harmonies courent au cimetière.
La mousse humide n’a plus de parfum.
Qui aurait cru un tel matin ?
Cela suinte comme une plaie béante.
Les heures sombres sont parfois violentes.
La peinture coule de son plus beau noir,
Coagule, tel le sang, dans un abattoir.
Et la pâleur des montagnes s’enfuit
Sous le soleil noir, ses tristes lueurs.
De la faille sortent des vapeurs
Plongeant la nature dans un puit.
Voici la fractale, son cratère immense
Vidé d’eau, d’océan, même de flaques.
Adieux tendres bélugas, vos chants élégiaques !
Adieux baleines, fluides et élégance !
© Aline Boussaroque![]()
© Aline Boussaroque 2024