Je suis une triste lune
Quand l’or de tes yeux,
Blessé par mes dunes,
S’écoule, si malheureux.
J’aimerais y disperser parfois
Un peu de mes poussières argentées,
Vidées de maux d’autrefois
Et de songes abimés.
Alors mes bras iraient là-bas,
Sur tes hanches de plumes,
Pour caresser ces tracas
Que mon flanc écume.
Ma pâleur deviendrait peut-être alors
Clarté dans la nuit d’octobre.
Tes yeux retrouveraient leur trésor
Et mes mots une allure plus sobre.
© Aline Boussaroque![]()
© Aline Boussaroque 2024