OFFENSE

Je suis une triste lune
Quand l’or de tes yeux,
Blessé par mes dunes,
S’écoule, si malheureux.

J’aimerais y disperser parfois
Un peu de mes poussières argentées,
Vidées de maux d’autrefois
Et de songes abimés.

Alors mes bras iraient là-bas,
Sur tes hanches de plumes,
Pour caresser ces tracas
Que mon flanc écume.

Ma pâleur deviendrait peut-être alors
Clarté dans la nuit d’octobre.
Tes yeux retrouveraient leur trésor
Et mes mots une allure plus sobre.

© Aline Boussaroque

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