Mon âme porte la voix des corbeaux
Lorsque sous les arcanes ils se mettent à crier
Faisant de chaque son, une note immolée,
Une résonnance stridente qui monte au cerveau.
Il me restait quelques pierres, de doux échos,
Par-là les restes d’un rêve, d’un phare, d’une musique
Tout s’envole, se consume, même les ruines antiques.
Un courant d’air se glisse lentement sous ma peau.
Quelle est cette plaine ? Cette herbe grise et plate ?
Où sont les chênes ? La douceur des rires ?
Les accès de rage ? Qu’est-ce ce sinistre empire ?
Une larme coule et roule jusqu’à mon omoplate.
Mon cœur vire au noir et mon corps couleur nuit
Semble perdre ses étoiles. Plus d’oiseaux dans l’espace,
Nul souhait à filer, même le soleil m’agace…
Je suis si fatiguée d’être un astre sous la pluie.
© Aline Boussaroque![]()
© Aline Boussaroque 2024