La brume se lève ce matin
Faisant des maisons des fantômes.
Les arbres, se tordant comme des mômes,
Disparaissent, informes, dans le lointain.
Quels secrets dorment ici ?
Je sens derrière ce voile gris,
Derrière ce rideau où plus rien ne vit
Comme une chanson, une mélodie.
Une goutte d’eau honore ma vitre.
C’est une perle d’or, un coffre aqueux,
Une passerelle, un miroir silencieux
Vers un autre, un ailleurs sans titre.
© Aline Boussaroque![]()
© Aline Boussaroque 2024