LES BOIS ME REVIENNENT

Les bois me reviennent, leur odeur,
Comme un chant d’univers, ailleurs,
Là où les heures étaient rondes,
Là où je me bâtissais ce monde.

Courbures, loyauté des traits du roi,
Comme une étrange aura, un émoi,
Peut-être un apôtre autrement chanté,
Après tout, je suis tout de toi hantée.

Encré mon esthète, fils de la lune,
Les sabots dans la mousse et les plumes,
Là où la peau te fige, tendre bête,
Là où le sauvage ne s’oublie, là où il guette.

De la cime au sol, dans les nuits hors saison,
Je te cris comme tu respires, sans trahison.
La solitude est une déité, l’invisible,
Le fond de ton regard, un son indivisible.

Des histoires anciennes, des récits,
Certainement des légendes, des abymes…
Et poussent des pivoines rouges !
Et la poésie, quand plus rien ne bouge…

© Aline Boussaroque

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