L’air badaud, tendre joueur,
Tu te déplaces avec délicatesse,
Toujours souple, en douceur,
Avec une pointe de paresse.
Tantôt sur ton séant ou allongé,
A toute heure tu manges ton bambou
Bien vert, bien frais, d’eau gorgé,
Faisant le tri dans ce tout.
Ursidé habillé de tes deux couleurs,
Je te regarde paisible dans la forêt,
Si beau entre ton noir et ta pâleur
Qui font de toi la peluche aux aguets.
Et tu te tournes en boule pour te lover
En un coussin moelleux tout arrondi
Semblant tourner le dos, fatigué
De la brume qui flotte par ici.
Je te regarde amusée et en extase
Comme l’enfant découvrant le monde
Qui passe par toute les phases
Allant de la curiosité à la fronde.
Et toi tu dors, enroulé, en douceur,
L’air badaud, tendre être des montagnes,
Des forêts de bambous, leur cœur.
Petit panda la tendresse me gagne.
© Aline Boussaroque![]()
© Aline Boussaroque 2024