J’aimerais être ce vieux sage
Appuyé sur la branche
Qui, sans un mouvement, léger et sauvage,
Trône sur le monde et se déhanche.
J’aimerais avoir son regard droit
Posé sur quelques rivages
Qui, sans un battement, iris étroit
Lit le cœur des ondes et leurs clivages.
J’aimerais être ce vieux sage
Assis sur le bois dormant
Qui, sans un bruit, fixe le passage
Des hommes au cœur du tournant.
J’aimerais avoir son buste calme
Adossé aux lianes, sur le séant,
Qui, dans un souffle, sans vacarme
Respire le monde du soleil couchant.
© Aline Boussaroque 2024