Comme un pélican déploie ses ailes
Au dessus des cotes civilisées,
Le gris s’étale en son domaine
Jusqu’aux vagues sur les rochers.
Les fleurs, dans leur grâce silencieuse,
Se courbent sous la parade du vent
Mais dans le fade célestin, écume ennuyeuse,
Les pétales audacieux ne trouvent plus leur amant.
L’aube est triste, la gare somnole :
Les quais déserts, les trains muets
Et aucun écureuil qui caracole.
Le petit matin garde encore ses secrets.
Assise, patiente, j’écoute ce monde endormi,
Regarde ma montre, son temps inéluctable.
Il est huit heure, il y aura bientôt le bruit
Et les premières lueurs du bleu remarquable.
© Aline Boussaroque![]()
© Aline Boussaroque 2024