DOIS-JE CROIRE QUE NOTRE FIN EST PROCHE ?

Dois-je croire que notre fin est proche ?
Alors que les étoiles se décrochent
Et que, même là haut, le ciel est décousu
Comme un flottement lentement disparu.
Sous les hangars, au gré des hasards,
Je cherche où poser l’objectif de mon regard.
Mais effet d’optique ou verre qui se fend ?
Je n’arrive même plus à comprendre le vent.
Les rues semblent creusées d’histoire,
De ce qui a vécu. Que dit le grimoire ?
Mort du vert, assassinat du bleu, blanc vide,
Nuisance du rouge, noir et gris pyramide…
Quel est cet empire ? Ces lignes fumantes ?
J’ouvre mes doigts désolés et brûlants :
Un rayon s’y brisera-t-il ? Un don ? Un cil ?
Et la musique joue un tango fragile…

© Aline Boussaroque

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