ANGOISSE

Les tremblements reviennent inlassablement.
Le besoin de silence qui s’étend, latent,
Comme un voile qui couvrirait mes neurones,
Comme une toile dépossédée de ses fantômes.
La nuque se raidit et les fourmis s’élancent :
Mon corps ce taudis transpercé dans ses planches.
Et ça vacille ! Et ça pleure ! Et ça tourne !
Un peu toupie, dans le brouillard, sans petit jour.
La respiration s’accélère, à jamais différente,
Panique dans l’air ! L’angoisse effrayante.
Ancrée en moi, comme une crypte enfouie,
Cette humeur ravageuse me rattrape, puis s’inscrit.

© Aline Boussaroque

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