Te voilà endormie ma douceur…
Sur l’oreiller, les yeux sont posés.
Au coin de tes lèvres, le farceur,
Ce sourire aux contours alignés.
Tu respires lentement, apaisé,
Alors que le jour se lève.
J’entends bien la rumeur des allées
Mais surtout ta poitrine qui se soulève.
Dans la chambre, tout est sombre.
La blancheur de ta peau s’y contraste
Et petit à petit s’éloignent les ombres.
Aucune ne résiste à l’enthousiaste…
Je m’approche de ton visage
Sans un bruit, sans un mot :
Je ne connais rien de plus sage
Que cet apaisement jusqu’au creux de ton dos.
Plongé dans un rêve matinal,
Ton corps se laisse porter par le sommeil
Comme pour une fleur dont les pétales
Seraient couchées sur du velours vermeille.
Le monde chante derrière les volets.
Quelques oiseaux se risquent aux vocalises
Sachant que rien ne sera parfait
Tandis que la rosée alors se cristallise.
Tu te retournes dans les draps.
Pour toi, il est surement trop tôt
Mais le mouvement et la chaleur de tes bras,
Je le sais, se réveilleront bientôt.
© Aline Boussaroque![]()
© Aline Boussaroque 2024