A trop se prendre pour un dieu
On se crame les ailes
En fumigènes en sombre feu
Et brisé sans cesse on appelle
Il y a les mésanges
La tendresse de leur bleu
Et leur ritournelle quand elles chantent
Quand les larmes montent aux yeux
A rêver de l’Olympe du Parnasse
Du blanc pur des montagnes
Du sauvage des grands espaces
La mélancolie souveraine me gagne
Puis le vieux piano écarlate
Montant de quelques granges perdues
La nausée de l’asphalte
Puis l’apaisement du cœur vaincu
Chaque touche blanche craque
Me rappelle la cigarette sur ta bouche
A travers les vitres si opaques
A travers ta chaleur en touche
Et je te prie en cette chapelle
Dans ce qu’il reste de grandeur
Les vitraux sont tristes chandelles
Et les mésanges crucifiées en pleurs.
© Aline Boussaroque![]()
© Aline Boussaroque 2024