Et toi, qu’emportes-tu là-bas ?
Alors que les visages se ferment
Et s’endorment sous la terre.
Je pose dans la nuit un nénuphar
Alors qu’une note me rappelle,
Alors que la nuit vibre d’ailes.
Loin des ombres et des rues,
Les murs parlent d’eux-mêmes
Et chantent encore les poèmes.
Une statue, des oiseaux, un jardin :
Le ciel s’indiffère et devient sourd
Quand le bruit devient trop lourd.
J’erre sous le soleil de la ville
Comme dans un désert trop rempli
De fantômes et de vagues esprits.
Et toi, qu’emportes-tu là-bas ?
Quand le cœur s’inonde et crie,
Quand les alentours te supplient.
© Aline Boussaroque![]()
© Aline Boussaroque 2024