OUDE MARKET

Les briques noires, porteuses intemporelles,
Racontent bien des instants sous la pâleur des choses.
Si je les regarde profondément, douces métamorphoses,
Peut-être me diront-elles combien de temps, combien de ciels ?

Des filets d’argent pendent en un mouvement
Eternel et indomptable. Ces bouts de ficelle dans l’arbre
Seraient-ils un signe, une vrille de lumière en marge ?
Je me méfie tant du soleil et de ses rayonnements.

De part et d’autre, des fenêtres sous les voutes,
Sculptées dans la pierre, offrent aux esprits errants
A travers les vitraux un passage, une percée dans le ciment.
N’entendez-vous pas les chants qui s’ajoutent ?

L’église subitement envoute, sans être menaçante.
Il reste toujours le doute, des parfums d’immolation,
Un peu d’écriture sur le papier des adorations
Et le carillon toujours plus au nord qui chante.

© Aline Boussaroque

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