PETITE MORT.

La force des moments où tout bascule
Donne à l’ivresse le plus profond des sens.
Alors que la mort s’agite, en silence, je me bouscule :
Des couleurs autour de moi dans l’immensité dansent.

La réalité n’a plus de présent, c’est ma tempe.
Voyez comme elle frappe, comme elle vit, se débat !
Sous la peau, avide de soif, elle se trompe.
Le rouge du printemps ne vivra pas !

Tout s’immobilise et se calme désormais.
J’entends une messe, le corbeau qui chante.
Sommes – nous déjà au mois de Mai ?
Je ne vois que le noir, son parfum, son néant.

© Aline Boussaroque

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