Dans les rayures du sable doré
Se figent des bijoux d’ocre et de temps.
Sous la chaleur, dans mes yeux abimés,
Renaissent les peuples et les éléphants.
Au loin, sous une pagode d’argent,
A l’ombre des rumeurs, sérénité :
Les chants anciens ont avalé le vent
Et saigné le soleil aux animés.
Dans les fentes des pierres colorées,
Cachée par l’obscurité bienséante,
La sculpture noire des premières années
Colore l’humanité ignorante.
Tout près, au creux des méandres de branches
Et des tissages de lianes usées,
Git dans les cendres ou peut-être une manche
Le royaume oublié : l’Eternité.
© Aline Boussaroque![]()
© Aline Boussaroque 2024