L'INSOMNIAQUE

J’habite un pavillon de lune
Fait de nuits interminables
Sous les boucles brunes
A la silhouette indéfinissable.
Entre le sable et la tiédeur,
Dans un trouble continu,
Habite au cours des heures
Un songe un peu trop confus.
Il se débat contre la pluie
Mais glisse sur ses questions.
Il s’attache pour fuir
Avant les premiers rayons.
Alors un papillon d’enclume
Aux ailes prises de feu
Quand l’aube s’enfume
Ferme doucement les yeux.
Au creux du silence
Et de ce qu’il en reste,
Sous la nuit, sans patience,
Le nerf se manifeste.

© Aline Boussaroque

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